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On a coutume de dire que Saint-Priest-Taurion a une histoire de 1000 ans. La découverte dans son sous-sol de vestiges de l'époque gallo-romaine laisse envisager un peuplement datant de bien au-delà du haut Moyen Âge. Le premier nom de la commune fut Sanctus Praejectus Les Olières ou Las Olieras en patois (Sanctus Praejectus était Saint Priest, évêque de Clermont-Ferrand, mort en 674).
L'appelation des Olières a deux origines. Le nom Olier désignant aussi bien le potier que le marchand ou fabricant d'huile. L'argile du Taurion et de la Vienne aurait été utilisée pour fabriquer vases et récipients. Après l'Ordonnance de Villers Cotterets, Sanctus Praejectus est remplacé par Saint Priest et les Olières disparut progressivement.
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Saint-Priest-Taurion fut le théâtre de quelques faits historiques :
- Un combat au XIIIème siècle entre la garnison du Pont de Noblat et les sergents du roi d'Angleterre.
- Au XVIème siècle, un combat entre les soldats du Duc d'Anjou et les gens du Duc des Deux Ponts.
- Enfin, les révolutions de 1789 et 1848 touchèrent notre village et des châteaux furent plus ou moins endommagés.
Un patrimoine témoin d'un riche passé historique
- L'église datant de 1150 (nef de style roman où une chapelle a été rajoutée) a été joliment restaurée en 1993. Elle abrite une Croix Reliquaire du XIIIème siècle, croix à double traverse formée de plaques de cuivre dorées et ciselées, clouées sur une âme en bois. Elle contient la relique, décorée de cristal de roche, de pierres fines et de turquoises en cabochon. Le pied, en tripode, comporte six figures séparées par des oves représentant des reptiles en émaux champlevés.
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- Les châteaux : Bort, construit au XVème siècle ; Salvanet, mentionné dès la fin du Moyen Âge (la construction actuelle date de la fin du XVIIIème siècle) ; le Mazeau, mentionné au Moyen Âge, mais dont la construction actuelle date du début du XXème siècle ; Tourniol, qui domine la vallée du Parleur ; La Roche, mentionnée au XIIème siècle, dont la construction actuelle date du XIXème.
- Les deux viaducs dont un qui enjambe le Taurion - long de 192m, haut de 20 m et comportant 10 arches - font partie du paysage apprécié des touristes.
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Les moulins : moulin de la Roche, moulin du Cussou, moulin du Pont, moulin de la Ribière, moulin du Fer, moulin Marcelot, sont le témoignage d'une intense activité économique, passé dans des domaines aussi variés que les forges et tréfleries, les papéteries et cartonnerie, usine de traitement de peaux et poils de lapins, filature de laine...
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1 : Croix du vieux cimetière ; 2 : Fontaine de la Mairie ; 3 : Pierre du Mas ;
4 : Vieux lavoir |
- la croix du vieux cimetière tréflée en granit.
- le vieux lavoir.
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- la fontaine située devant la mairie qui fut offerte à la commune en 1890 par le sénateur TESSERENC DE BORT.
- la Pierre du Mas qui laisse planer un doute sur ses origines (borne milliaire ou l'un des six piliers de pierre qu'avaient fait élever en 1458 les consuls de Limoges pour l'exécution des arrêts de justice ; la première hypothèse semble avoir la faveur des spécialistes).
- les sites Gallo-Romain : plusieurs sépultures ont été découvertes dans la terre des Martines en 1895. Parmi elles, une urne cinéraire en pierre en renfermait une autre haute de 35 cm ayant une ouverture de 20 cm dans laquelle se trouvait une urne en verre de couleur verte. En novembre 1908, près de la Martinerie, des ouvriers ont mis à jour deux urnes cinéraires et un souterrain-refuge constitué de plusieurs galeries et d'une salle de 4 m2 où l'on ne peut pénétrer qu'en rampant. C'est près de la Martinerie que passait la grande voie romaine traversant la France de l'Est à l'Ouest en passant par Limoges. Une voie secondaire venant d'Ahun la rejoignait à Saint-Priest et traversait le Taurion près de son confluent avec la Vienne.
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